The Canadian Gaming Archive Gambling Guide

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Le projet de loi C-218 expliqué : comment les paris sur un seul événement sont devenus légaux

La ligne du Code criminel qui a tenu bon pendant cinquante ans

Pendant la majeure partie de l’histoire du jeu réglementé au Canada, le Code criminel permettait aux provinces d’exploiter des loteries, y compris des paris collectifs sur les sports, mais interdisait de parier sur un seul événement sportif. L’article 207 autorisait les paris de type « pool » gérés par les provinces, interprétés pendant des décennies comme des paris combinés uniquement — trois parties ou plus regroupées, avec un gain seulement si chaque sélection se réalisait. C’est pourquoi Sport Select et Proline ont existé pendant des décennies sous forme de billets combinés uniquement, alors qu’un pari simple sur une seule partie restait hors de portée à l’échelle fédérale.

Le projet de loi C-218 : ce qui a vraiment changé

Le projet de loi C-218, la Loi sur le pari sportif sécuritaire et réglementé, était un projet de loi émanant d’un député, présenté par le député Kevin Waugh. Il a été adopté avec un appui rare de tous les partis, a reçu la sanction royale en juin 2021 et est entré en vigueur le 27 août 2021. La modification a supprimé le passage du Code criminel qui limitait les paris sportifs provinciaux aux paris combinés, donnant à chaque province l’autorité de réglementer les paris sur un seul événement comme elle l’entendait — elle n’a créé aucun livre de paris national, aucune règle de licence, ni désigné d’opérateur particulier.

D’un feu vert fédéral à dix réponses provinciales différentes

Ce transfert de responsabilité explique pourquoi le Canada compte plusieurs marchés de paris sportifs, et non un seul. L’Ontario a bougé en premier, ouvrant un marché iGaming concurrentiel et autorisé au privé le 4 avril 2022, réglementé par iGaming Ontario (iGO) sous l’AGCO, où des dizaines de sites de paris sportifs se font concurrence aux côtés de Proline+, la plateforme gouvernementale d’OLG. L’Alberta a ouvert son marché aux opérateurs privés autorisés le 13 juillet 2026, sous l’Alberta iGaming Corporation (AiGC) nouvellement créée, calquée sur le modèle ontarien.

Toutes les autres provinces ont pris une voie plus prudente : les paris sur un seul événement sont devenus légaux, mais chacune les a maintenus sur sa propre plateforme de loterie gouvernementale plutôt que d’autoriser des opérateurs externes. La Colombie-Britannique a ajouté les paris sur un seul match à PlayNow ↗, qui dessert aussi le Manitoba et la Saskatchewan. Le Québec exploite Mise-o-jeu par l’entremise d’Espacejeux ↗. Les quatre provinces de l’Atlantique partagent un produit offert par la Société des loteries de l’Atlantique. Un site à l’étranger y est simplement non réglementé localement — ce n’est pas la même chose qu’illégal pour le parieur.

Ce qui n’a pas changé dans les territoires

Le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut n’ont suivi ni l’une ni l’autre de ces voies : les paris y demeurent offerts uniquement au détail, par les terminaux Sport Select de la Western Canada Lottery Corporation, sans aucune plateforme en ligne pour les paris sur un seul événement — non pas une restriction légale, mais simplement le fait qu’aucun organisme gouvernemental là-bas n’a mis en place ce que l’Ontario, l’Alberta, la Colombie-Britannique, le Québec ou les provinces de l’Atlantique ont fait après la modification.

Les paris sur un seul événement depuis le projet de loi C-218, en un coup d’œil

Province / régionStatut des paris sur un seul événementOù c’est offert
OntarioMarché ouvert et concurrentiel, autorisé (depuis le 4 avril 2022)Opérateurs enregistrés auprès d’iGaming Ontario, plus Proline+ d’OLG
AlbertaMarché ouvert et concurrentiel, autorisé (depuis le 13 juillet 2026)Opérateurs enregistrés auprès de l’Alberta iGaming Corporation
Colombie-Britannique, Manitoba, SaskatchewanLégal, une seule plateforme gouvernementalePlayNow (BC Lottery Corporation)
QuébecLégal, une seule plateforme gouvernementaleMise-o-jeu via Espacejeux (Loto-Québec)
Provinces de l’Atlantique (N.-É., N.-B., Î.-P.-É., T.-N.-L.)Légal, une seule plateforme gouvernementaleSociété des loteries de l’Atlantique
Yukon, T.N.-O., NunavutLégal, au détail seulementTerminaux Sport Select (Western Canada Lottery Corporation)

Où les paris sur un seul événement ont vraiment atterri

La même loi s’applique partout au Canada — ce qui varie, c’est ce que chaque province en a fait. Cliquez sur une catégorie pour voir quelles provinces s’y trouvent.

Pourquoi cela compte encore pour les parieurs aujourd’hui

Comprendre le projet de loi C-218 explique des particularités régionales présentes ailleurs sur ce site : pourquoi les parieurs de l’Ontario et de l’Alberta comparent les cotes entre plusieurs sites de paris sportifs alors qu’un parieur de la Nouvelle-Écosse n’a qu’une seule appli gouvernementale — voir nos classements pour l’Ontario et l’Alberta — et pourquoi le pari combiné domine encore là où il n’existe pas de marché ouvert. Notre classement pour l’Ontario ne retient que des opérateurs enregistrés auprès d’iGaming Ontario; voir notre registre de la légalité du jeu en ligne pour le portrait complet, et comment fonctionnent les cotes de paris pour tout terme peu familier. Les paris sur un seul événement sont une dépense de divertissement, pas un investissement — notre page sur le jeu responsable répertorie de l’aide gratuite et confidentielle dans chaque province.

Foire aux questions

Qu'est-ce que le projet de loi C-218 a légalisé?

Le projet de loi C-218, la Loi sur le pari sportif sécuritaire et réglementé, a modifié le Code criminel pour supprimer la restriction fédérale qui limitait les paris sportifs légaux, exploités par les provinces, aux paris combinés seulement. Ce changement a donné aux provinces l'autorité de légaliser et de réglementer, pour la première fois, les paris sportifs sur un seul événement — parier sur l'issue d'une seule partie — et a laissé entièrement à chaque province le soin de décider comment s'y prendre.

Quand le projet de loi C-218 est-il entré en vigueur?

Le projet de loi a reçu la sanction royale en juin 2021 et est entré en vigueur le 27 août 2021. À partir de cette date, les paris sportifs sur un seul événement sont devenus légaux à offrir partout au Canada, même si chaque province a ensuite pris son propre temps pour bâtir ou autoriser une plateforme permettant réellement de les offrir.

Les paris sur un seul événement sont-ils offerts de la même façon dans chaque province?

Non. L'Ontario a ouvert un marché concurrentiel et autorisé au privé le 4 avril 2022, et l'Alberta a ouvert son propre marché ouvert le 13 juillet 2026. Toutes les autres provinces ont maintenu les paris sur un seul événement légaux, mais exclusifs à leur propre plateforme de loterie gouvernementale — PlayNow en Colombie-Britannique, au Manitoba et en Saskatchewan; Espacejeux au Québec; et la Société des loteries de l'Atlantique dans les provinces de l'Atlantique. Les territoires n'offrent encore que des terminaux Sport Select au détail, sans produit en ligne pour les paris sur un seul événement à ce jour.

Qu'est-ce qui existait avant le projet de loi C-218?

Avant août 2021, le Code criminel ne permettait que les régimes de paris collectifs (« pool ») gérés par les provinces, interprétés pendant des décennies comme des paris combinés regroupant les résultats de plusieurs parties. Des produits comme Sport Select et Proline ont été bâtis entièrement autour de cette restriction, ce qui explique pourquoi le pari combiné a une histoire si longue et familière au Canada, comparé aux paris sur une seule partie.